Maison des Anges
la Maison Shalom
 
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Les maisons pour les orphelins


Les enfants arrivent à la Maison Shalom avec des
histoires et des origines très différentes et dans des situations de crise plus ou moins aigue, et ce d’autant plus que Maggy a la réputation d’accepter tous les enfants. Si les besoins en matière de logement, nourriture et santé sont les mêmes pour la survie de tous, comprendre la singularité de chacun permet d’apporter une aide adaptée pour créer le plus rapidement possible le contexte d’une vie constructive.
Le travail de la Maison Shalom se distingue par son obstination à créer du lien avec les origines de chaque enfant, à retrouver des membres de la famille et les inciter à prendre en charge l’enfant. Mais il n’est pas toujours possible de
réinsérer les enfants, lorsque les familles sont elles-même dans des camps, donc en situation de trop grande précarité, en prison, disparus, ou lorsque les adultes survivants supportent déjà trop de neveux, nièces ou petits-enfants.
Le premier programme des maisons a donc concerné les enfants pour lesquels la réinsertion n’était pas possible.
85 % de la population du Burundi étant rurale, beaucoup de familles sont propriétaires d’une parcelle de terrain.
Au décès des parents, les enfants en héritent, mais il arrive que le bien aie été spolié, cultivé par un voisin, la maison détruite lors de pillages. La collaboration d’un avocat s’avère souvent nécessaire pour valider les titres de propriété sans ambiguïté.
Lorsque les enfants sont démunis, la Maison Shalom dispose de terrains pour construire, entre autres ceux que Maggy lui a donné.
Les enfants participent au choix de cette nouvelle vie. Certains ont assisté au massacre de leur parents dans leur propre maison, ensuite détruite. Le traumatisme est parfois trop fort pour habiter à nouveau ce lieu, mais d’autres désirent reconstruire et “vaincre la mort par la vie”.
Le rôle de la Maison Shalom est de proposer des alternatives et des perspectives dignes où, à la mesure de ses capacités et de son âge, l’enfant sentira qu’il est acteur de sa vie et non pas un assisté. Une fois adultes, les enfants sont pleinement propriétaires de la maison.
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