En
2000, il a fallu à peine une
année pour la conception du projet, l’identification
des terrains, l’obtention des fonds et la construction de 82
maisons. Depuis
janvier 2001,350 enfants habitent donc “chez eux”, avec des
frères et sœurs de sang ou de cœur. Fin
2003 : 52 nouvelles maisons étaient
inaugurées pour 200 enfants. Au
démarrage rudimentaires, les maisons sont maintenant dotées
d’électricité et
les villages ont l’eau (chaque point d’eau est partagé
par deux maisons). Pour ce faire, la Maison Shalom a du piloter et
faire financer elle-même les programmes d’électrification
et d’adduction d’eau.
Afin
de ne pas créer d’inégalités sociales,
ces améliorations sanitaires
profitent aux maisons des collines avoisinantes. A proximité
des villages et pour subvenir aux besoins des enfants, la Maison Shalom
a créé des fermes, des
boutiques alimentaires avec les produits
de première nécessité.
Deux des villages disposent également d’une salle commune
: pour l’étude, les séances
de rattrapage ou pour les devoirs d’enfants
habitant une maison sans électricité; pour les réunions
de prévention sur le sida ; pour les réunions
d’informations aux familles sur le respect
du droit des enfants et pour l’éducation
à la paix.
Avec
3 ans d’expérience, ce programme des maisons s’avère
particulièrement adapté à la structure sociale
de la région pour l’intégration
des enfants dans la vie des collines. Si l’investissement de
base est plus important que pour le logement dans un orphelinat collectif
- auquel la Maison Shalom se refuse d’être identifiée
- les frais de fonctionnement sont identiques. Et quelle différence
dans l’évolution des enfants!
Très vite, ils reprennent confiance, ils vivent la solidarité
au quotidien, actifs, ils apprennent par l’expérience.
La nouvelle
Maison Shalom
Afin
d’offrir cette cellule familiale aux plus petits, aux enfants
atteints du sida ou souffrant de trop grands traumatismes ou d’handicaps
forts, la Maison Shalom prépare son déménagement.
167 enfants résident dans le centre actuel : une ancienne école
du diocèse. Logés en dortoir, ils vivent constamment
dans une ambiance de collectivité.
Dans le terrain de 2 ha , la Maison Shalom souhaite construire des
petites maisons, conçues pour
une éducatrice et les 4 à 6 enfants dont elle a la charge.