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Des rivages du lac Tanganyika aux plaines du Moso, des lacs aux oiseaux à la source du Nil, les Burundais parlent une même langue : le kirundi, riche en nuances et en symboles. Les rares variations régionales n’altèrent en rien sa compréhension. L’ensemble des rites et coutumes véhiculés par les histoires, les berceuses et les contes. L’expression orale est rythmée par les proverbes, patrimoine de la sagesse burundaise, argumentaires de longues joutes oratoires. Depuis un siècle, l’influence du monde occidental a transformé les comportements de toute la société. Ainsi, le français est devenu la deuxième langue officielle et s’apprend à l’école |
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La terre offre de grandes possibilités de cultures : haricots rouges à la base de l’alimentation traditionnelle et aussi avocats, ananas, papayes, mangues, bananes, manioc, pommes de terre, riz, tomates, poivrons, maïs, petits pois, groseilles du Cap. Dans les vallées, sur les flancs des collines qu’ils disputent à l’érosion, les paysans sarclent et labourent avec la seule houe. Le moindre terrain est cultivé, y compris le bord des routes et des rues dans la capitale. Sur les collines, les parcelles divisées à chaque génération sont devenues souvent insuffisantes pour nourrir une famille et ont suscité des jalousies exacerbées par la poussée démographique. Malgré les ressources abondantes en eau et un sol fertile, le Burundi est aujourd’hui l’un des pays les plus pauvres du monde. |
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Textes
extraits de « Un autre Burundi » de Christel Martin. Edition
Sepia 1999 |
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