Maison des Anges
la Maison Shalom
 
  Fiche Technique Description Historique  
 


L’histoire du Burundi s’est forgée aux flancs de ses collines, sur les rives du lac Tanganyika et aux sources du Nil. Les premiers habitants seraient arrivés 2000 ans avant J.-C.
Le peuplement du Burundi reste à ce jour une énigme historique.
Le royaume a été fondé vers le
XV ème siècle. Le roi, Mwami, gouvernait un territoire sensiblement identique au Burundi d’aujourd’hui, lorsqu’au milieu du siècle dernier, les premières influences extérieures sont arrivées.
Sous
protectorat allemand puis sous tutelle belge, le Burundi accède à l’indépendance en 1962 tout en restant une royautée jusqu’en 1966. L’organisation de la société a été profondément bouleversée, avec de nouvelles échelles de pouvoir.
L’importance de l’ethnie a été exacerbée et l’attachement à son clan et à sa région reste essentiel.

Octobre 1993
Depuis la quête de son indépendance, la population burundaise a connu plusieurs conflits de nature ethnique . Par ailleurs, ce sont des coups d’Etat qui ont permis l’accession au pouvoir des dirigeants successifs. Cependant, en juillet 1993, le président Melchior Ndadaye a été élu démocratiquement.
Quatre mois plus tard, le 23 octobre,
l’assassinat du président a plongé le pays dans le chaos. Les massacres, la rébellion et la répression ont fait des centaines de milliers de victimes. Aucune région n’a été épargnée par ces déchirements internes graves. Pour la première fois le cœur de la capitale est atteint.
Les quartiers de Bujumbura sont divisés. Le
climat de terreur est entretenu par différentes milices. L’armée reçoit de sévères critiques partisannes tout en essayant de rétablir la sécurité. Le pays vit dans la hantise de l’autre, la suspicion permanente, la crainte du génocide.Ces conflits ont ruiné et isolé le pays.La guerre a tué plusieurs centaines de milliers de personnes et a forcé deux millions de Burundais à quitter leur parcelle ou leur maison.
Textes extraits de « Un autre Burundi » de Christel Martin. Edition Sepia 1999.
Actualités : un accord

Les groupes armés du
CNDD/FDD (Forces pour la Défense de la Démocratie) et le FNL (Forces Nationales de Libération), opposés dans leurs démarches politiques, s'affrontaient ainsi sur le terrain depuis 10 ans.
La signature, en présence de chefs d'Etat de la région, le
16 novembre 2003 à Dar es-Salaam, en Tanzanie, d'un "accord global" entre le gouvernement burundais et la plus importante rébellion hutue du pays, les Forces de Défense de la Démocratie (FDD) promet enfin la paix.
En effet, cet accord prévoit un
partage du pouvoir et l'intégration des rebelles FDD dans les forces armées, jusqu'à présent dominées par la minorité tutsie, après un conflit ayant fait quelque 300.000 victimesciviles pour la plupart, et ruiné le pays.
Leur ralliement vient sauver un processus fragile qui reposait sur un premier accord, signé en août 2000 entre les partis politiques et le gouvernement, mais rejeté par les rébellions. Avec des rebelles demeurés à l'écart, la guerre continuait dans les collines.
Néanmoins, les opérations de rassemblement, démobilisation et désarmement des rebelles, essentielles pour concrétiser sur le terrain l'accord signé par le président burundais Domitien Ndayizeye et le chef des FDD Pierre Nkurunziza, ont un coût financier.
Classé comme un des pays les plus pauvres du monde, avec une économie rendue exsangue par la guerre, le Burundi a lancé le 16 novembre 2003 un
appel à la communauté internationale pour qu'elle s'implique financièrement. Cet appel en forme de SOS sera-t-il entendu?
Pour concrétiser cette accord, les anciens rebelles des FDD, ont fait leur entrée dans le nouveau gouvernement du Burundi. L'ancien chef rebelle a été nommé
ministre d'Etat chargé de la bonne gouvernance et de l'inspection générale de l'Etat, selon un décret présidentiel.
A ce jour, seul un mouvement rebelle hutu, les Forces Nationales de Libération (FNL), refusait de négocier avec le gouvernement. Il exigeait des
négociations avec l'armée, dirigée par la minorité tutsie et, selon lui, réelle détentrice du pouvoir. Celui-ci lance encore des attaques au Burundi, et jouit du soutien d'une partie de la population, presque exclusivement hutue.
Informations d’actualités : http://www.africatime.com/burundi/
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