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| Le peuplement du Burundi reste à ce jour une énigme historique. Le royaume a été fondé vers le XV ème siècle. Le roi, Mwami, gouvernait un territoire sensiblement identique au Burundi d’aujourd’hui, lorsqu’au milieu du siècle dernier, les premières influences extérieures sont arrivées. Sous protectorat allemand puis sous tutelle belge, le Burundi accède à l’indépendance en 1962 tout en restant une royautée jusqu’en 1966. L’organisation de la société a été profondément bouleversée, avec de nouvelles échelles de pouvoir. L’importance de l’ethnie a été exacerbée et l’attachement à son clan et à sa région reste essentiel. |
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Octobre 1993 |
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| Quatre mois plus tard, le 23 octobre, l’assassinat du président a plongé le pays dans le chaos. Les massacres, la rébellion et la répression ont fait des centaines de milliers de victimes. Aucune région n’a été épargnée par ces déchirements internes graves. Pour la première fois le cœur de la capitale est atteint. Les quartiers de Bujumbura sont divisés. Le climat de terreur est entretenu par différentes milices. L’armée reçoit de sévères critiques partisannes tout en essayant de rétablir la sécurité. Le pays vit dans la hantise de l’autre, la suspicion permanente, la crainte du génocide.Ces conflits ont ruiné et isolé le pays.La guerre a tué plusieurs centaines de milliers de personnes et a forcé deux millions de Burundais à quitter leur parcelle ou leur maison. |
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| Textes extraits de « Un autre Burundi » de Christel Martin. Edition Sepia 1999. | ||||
| Actualités
: un accord |
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La signature, en présence de chefs d'Etat de la région, le 16 novembre 2003 à Dar es-Salaam, en Tanzanie, d'un "accord global" entre le gouvernement burundais et la plus importante rébellion hutue du pays, les Forces de Défense de la Démocratie (FDD) promet enfin la paix. En effet, cet accord prévoit un partage du pouvoir et l'intégration des rebelles FDD dans les forces armées, jusqu'à présent dominées par la minorité tutsie, après un conflit ayant fait quelque 300.000 victimesciviles pour la plupart, et ruiné le pays. Leur ralliement vient sauver un processus fragile qui reposait sur un premier accord, signé en août 2000 entre les partis politiques et le gouvernement, mais rejeté par les rébellions. Avec des rebelles demeurés à l'écart, la guerre continuait dans les collines. |
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Néanmoins,
les opérations de rassemblement, démobilisation et désarmement
des rebelles, essentielles pour concrétiser sur le terrain l'accord
signé par le président burundais Domitien
Ndayizeye et le chef des FDD Pierre
Nkurunziza, ont un coût financier. Classé comme un des pays les plus pauvres du monde, avec une économie rendue exsangue par la guerre, le Burundi a lancé le 16 novembre 2003 un appel à la communauté internationale pour qu'elle s'implique financièrement. Cet appel en forme de SOS sera-t-il entendu? Pour concrétiser cette accord, les anciens rebelles des FDD, ont fait leur entrée dans le nouveau gouvernement du Burundi. L'ancien chef rebelle a été nommé ministre d'Etat chargé de la bonne gouvernance et de l'inspection générale de l'Etat, selon un décret présidentiel. A ce jour, seul un mouvement rebelle hutu, les Forces Nationales de Libération (FNL), refusait de négocier avec le gouvernement. Il exigeait des négociations avec l'armée, dirigée par la minorité tutsie et, selon lui, réelle détentrice du pouvoir. Celui-ci lance encore des attaques au Burundi, et jouit du soutien d'une partie de la population, presque exclusivement hutue. |
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Informations d’actualités : http://www.africatime.com/burundi/ |
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