Maison des Anges
la Maison Shalom
 
Présentation Historique Maggy Revue de presse Histoires de Vies    

   

Nouvelles des Enfants
 

 

Lydia et Lysette
Aline
Sezari
Bibi
 
 
 
Lydia et Lysette

Avant de mourir la mère de Lysette m’a demandé d’aimer Lydia et Lysette comme si elles étaient mes propres filles, et j’ai promis de faire de mon mieux pour que les fillettes aient une vie décente. Alors j’ai décidé de m’occuper aussi des autres enfants qui ont survécu au massacre du préau de l’évêché. Cette nuit-là je suis devenue mère et père de 25 enfants qui avaient été abandonnés au milieu d’une guerre sanglante" dit Maggy. "Leur mère était ma meilleure amie et j’ai l’impression qu’ils me donnent le courage de continuer à me battre."
Aline

Aline est tutsie. En 1993 son village a été attaqué et toute sa famille a été tuée.
"Ils ont mis le feu à notre village et nous ont chassés dans la forêt. Je n’avais que cinq ans, mais un homme m’a tranché la gorge avec une machette et m’a ensuite frappé à la tête avec une pierre. Quand il a cru que j’étais morte, il est parti. Mais j’ai eu de la chance car une femme m’a recueillie et m’a emmenée chez Maggy. J’étais sans connaissance quand je suis arrivée à Ruyigi et j’avais une blessure grave à la tête. Si Maggy ne m’avait emmenée à l’hôpital, je serais morte."
Sa blessure lui rappelle l’horreur. Mais elle n’a jamais haïs les hutus en tant que groupe.
"J’ai toujours eu des camarades hutus. À Maison Shalom et dans les villages de Maggy il y a des hutus et des tutsis et il n’y a jamais eu de problèmes. Nous sommes amis et il n’y a aucune différence entre nous parce qu’ici nous avons la même valeur. C’est ce que je dis toujours aux autres tutsis qui ne peuvent pas comprendre que je vive avec des hutus."
En 1999, Aline a pu bénéficier de soins chirurgicaux en Allemagne, mais sa blessure restera toujours très apparente.
 

Sezari

Sezari a 15 ans, il n’y a pas longtemps ses parents ont été tués à la guerre. Blessé au bras lors d’une attaque, il a fui son village pour se réfugier à Ruyigi. “A l’hôpital j’ai reçu la visite de gens de Maison Shalom. Ils m’ont consolé et m’ont donné à manger. Quand je me suis senti mieux j’ai pu aller habiter chez Maggy.” Pendant ce temps Maggy à écrit à plusieurs personnes habitant dans la région d’où venait Sezari et il s’est avéré que beaucoup de ses parents étaient vivants.
"J’ai été si heureux parce que je croyais que tous avaient été tués. Aujourd’hui tous mes oncles et mes tantes sont venus me chercher. J’irai habiter avec mon oncle Sidore et j’espère commencer l’école dans quelques jours." Maggy embrasse Sezari et lui promet d’aller lui rendre visite. Elle lui donne aussi de la nourriture et des vêtements pour que le retour au village soit plus facile pour lui et sa famille.
En 2003, Myriam et Morgane ont été trouvées dans la brousse à quelques heures de vie à Ruyigi.
La mère était montée de Bujumbura pour les abandonner avec l’espoir qu’elles trouvent refuge à la Maison Shalom. Domestique dans une maison depuis l’âge de 11 ans, la jeune fille abusée s’était retrouvée enceinte à 18 ans. Mise à la porte, désespérée elle a de plus été emprisonnée avec un risque de peine de 25 ans pour son abandon. La Maison Shalom a accueilli les deux enfants et la mère devenue éducatrice. En février 2004, Myriam est morte, vraisemblablement du sida, à son enterrement, un grand chagrin provoqué par cette disparition.

Bibi

Bibi a été la maîtresse d’école de Maggy. Après avoir vécu en Tanzanie, au Rwanda, et au Zaire dans les camps de réfugié où son mari décède, elle revient à Ruyigi, sa colline natale. Lorsque Bibi arrive, elle croit avoir perdu ses 8 enfants. 7 lui reviendront à 4 ans d’intervalle. Bibi participe activement au soin des petits, aujourd’hui, elle coordonne l’action des éducatrices.
Victor 4 ans est resté incarcéré 6 mois avec son père. Maggy a pu intervenir pour prendre en charge ce petit garçon à la Maison shalom en attendant le procès et la fin de la détention de son père.